Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Envoyer ce Blog à un ami | Avertir le modérateur

25.10.2007

Pensées noires sur page blanche.


Une visite

Il ne s'est pas essuyé les pieds. Il doit pourtant avoir remarqué qu'il a plu cet après-midi, tout de même. Et Nelly qui a nettoyé hier ! Il le fait exprès, ce n'est pas possible. Ses souliers sont tout crottés.

- Soyez le bienvenu, Jean. Vous souvenez-vous comment c'était ici, la dernière fois que vous êtes venu ? C'est bien changé, n'est-ce pas ? Comment trouvez-nous mes nouveaux tapis ?

Jean préfère s'asseoir sur une chaise plutôt que dans le fauteuil. Son regard parcourt furtivement la pièce, remarque le lustre, note les cadres, sûrement achetés aux Puces, la vitrine trop pleine d'objets hétéroclites. Que lui veut-elle avec ses tapis ? Ils sont d'une banalité affligeante… C'est bien pour faire plaisir à Sylvia qu'il est venu, et il ne comprend pas pourquoi elle y tenait tant.

- Ils sont magnifiques, vos tapis. Vous les avez achetés à Hannut ?

Mais quel idiot ! Pourquoi pas chez Ikea, tant qu'il y est ? Décidément, je ne comprends pas Sylvia. Que peut-elle lui trouver d'intéressant ? On ne peut même pas dire qu'il n'a pas les pieds sur terre, c'est dommage pour le parquet et mes tapis. Encore heureux qu'il ne s'est pas assis dans le fauteuil, il aurait fallu aussi le faire nettoyer.

- Mais non, voyons. Je les ai commandés à Paris, on me les a livrés le mois dernier. Prenez-vous du sucre dans votre café ?

Elle veut le tuer, elle sait pertinemment bien qu'il est diabétique. Ou alors, elle veut le mettre mal à l'aise. Et cette chaise est d'un inconfort ! Il aurait dû s'asseoir dans le fauteuil. S'il pouvait au moins glisser un coussin sous ses fesses ! Mais il n'ose pas en demander un.

- Non merci, pas de sucre. C'est chaud, intime et douillet, chez vous. On s'y sent bien.

Une visite

Il ne s'est pas essuyé les pieds. Il doit pourtant avoir remarqué qu'il a plu cet après-midi, tout de même. Et Nelly qui a nettoyé hier ! Il le fait exprès, ce n'est pas possible. Ses souliers sont tout crottés.

- Soyez le bienvenu, Jean. Vous souvenez-vous comment c'était ici, la dernière fois que vous êtes venu ? C'est bien changé, n'est-ce pas ? Comment trouvez-nous mes nouveaux tapis ?

Jean préfère s'asseoir sur une chaise plutôt que dans le fauteuil. Son regard parcourt furtivement la pièce, remarque le lustre, note les cadres, sûrement achetés aux Puces, la vitrine trop pleine d'objets hétéroclites. Que lui veut-elle avec ses tapis ? Ils sont d'une banalité affligeante… C'est bien pour faire plaisir à Sylvia qu'il est venu, et il ne comprend pas pourquoi elle y tenait tant.

- Ils sont magnifiques, vos tapis. Vous les avez achetés à Hannut ?

Mais quel idiot ! Pourquoi pas chez Ikea, tant qu'il y est ? Décidément, je ne comprends pas Sylvia. Que peut-elle lui trouver d'intéressant ? On ne peut même pas dire qu'il n'a pas les pieds sur terre, c'est dommage pour le parquet et mes tapis. Encore heureux qu'il ne s'est pas assis dans le fauteuil, il aurait fallu aussi le faire nettoyer.

- Mais non, voyons. Je les ai commandés à Paris, on me les a livrés le mois dernier. Prenez-vous du sucre dans votre café ?

Elle veut le tuer, elle sait pertinemment bien qu'il est diabétique. Ou alors, elle veut le mettre mal à l'aise. Et cette chaise est d'un inconfort ! Il aurait dû s'asseoir dans le fauteuil. S'il pouvait au moins glisser un coussin sous ses fesses ! Mais il n'ose pas en demander un.

- Non merci, pas de sucre. C'est chaud, intime et douillet, chez vous. On s'y sent bien.

Toutes les notes